Philippe Brillault
Maire du Chesnay, Conseiller départemental des Yvelines

Le Blog de Philippe Brillault - Part 3

FRANCE 3 : Le Chesnay-Rocquencourt

Le Chesnay-Rocquencourt : C’est fait

Intervention de Philippe Brillault sur la hausse et la suppression de la taxe d’habitation.

FIN D’AUTOLIB’ : QUEL AVENIR ?

Autolib’ et après ?

Les usagers d’Autolib’ regrettent la fin du service

C’est le dernier jour pour utiliser une voiture Autolib’ en Île-de-France. Mardi 31 juillet, le service prendra fin après sept ans d’existence et près de 150 000 abonnés. La décision avait été annoncée fin juin par le groupe Bolloré, gestionnaire d’Autolib’. La dette du service s’élève à plus de 293 millions d’euros.

Tout au long du mois de juillet, la qualité du service s’est dégradée : les voitures électriques partagées étaient à l’arrêt dans beaucoup d’arrondissements parisiens et de communes franciliennes, en raison de la résiliation du contrat entre le syndicat mixte et le groupe Bolloré.

« Ma femme s’en servait tous les jours et moi le week-end pour rentrer avec les copains ou pour partir en soirée. Quand on allait en banlieue, c’était hyper pratique », témoigne Samuel, qui vit dans le quartier de Ménilmontant. Face à lui : une ancienne station avec des bornes de recharge électrique taggées et des câbles arrachés. « On sortait de la maison, il y avait une voiture à disposition et on pouvait rentrer d’une autre façon parce qu’on n’a plus envie ou on a bu ».

Aucune alternative satisfaisante

Pour Samuel, la fin d’Autolib’ signifie la nécessité de trouver d’autres moyens de déplacement. « On a acheté des vélos et on prend les transports en commun : on galère en RER, entassés avec les grèves », peste ce Parisien.

Agnès est caviste. Depuis sept ans, elle utilisait le service de voitures partagées pour approvisionner sa boutique. « Il n’y a rien pour remplacer Autolib’. Ça remet en cause mon fonctionnement économique. Autolib’ me permettait de ne pas faire trop de frais en mode de transports et du coup de ne pas surévaluer mes coûts », confie la commerçante.

C’est dommage que personne n’ait pu reprendre la gestion de ces Autolib’. Même abîmées ou cabossées, elles fonctionnaientAgnès, utilisatrice d’Autolib’à franceinfo

Plusieurs opérateurs sont sur les rangs pour reprendre le service. Mais rien n’est opérationnel pour le moment. Alors, une vingtaine de communes de la petite et grande couronne réfléchissent au retour d’Autolib’. « Le groupe Bolloré a plus de 3 000 voitures sur un parking. Il a des villes qui ont des stations. Il a un dispositif qui fonctionne bien », estime Philippe Brillault, le maire du Chesnay. « Et nous, on a les stationnements et les autorisations de voirie pour faire ce qu’on veut. Donc on voit qu’on est capable de ceinturer tout Paris avec ces voitures. On considère que cela fonctionne très bien, il n’y a aucune raison de lâcher prise », tranche l’élu.

Le collectif de maires attend une réponse du groupe Bolloré à la fin août. Deux recours en justice ont également été déposés.

Demain, l’Autolib’, c’est fini. Thibault Lefèvre a recueilli la réaction des usagers parisiens.

Mon intervention au comité Autolib’ du 11 juillet 2018

Paris: La banlieue entre en guerre avec la capitale sur Autolib’

TRANSPORT Les élus d’Ile-de-France se sont réunis mardi pour le conseil syndical Autolib’ Vélib’ Métropole. L’occasion pour certains d’affirmer encore leur désaccord face à la fin des Autolib’…

par Alexandra Segond 20 minutes

  • Un collectif d’élus s’est formé autour de Philippe Brillault, maire LR du Chesnay, pour contester fermement la fin du service Autolib’ en Ile-de-France.
  • A l’issue de la réunion des élus et du Syndicat Autolib’ Vélib’ Métropole ce mercredi, le collectif va déposer un recours au tribunal administratif et demander un référé.

« Vous me prenez pour une bille ! » La voix de Philippe Brillault, mairie LR du Chesnay (Yvelines), s’élève dans la salle des fêtes de la mairie du 12e arrondissement de Paris, où avait lieu mardi la réunion des élus franciliens avec le conseil syndical Autolib’Vélib’Métropole (SAVM).

Face à la virulence de Philippe Brillault, la présidente du SAVM Catherine Baratti-Elbaz peine à cacher son agacement, tandis que quelques élus ne peuvent réprimer un sourire. Un collectif d’une vingtaine de communes s’est formé autour du maire du Chesnay pour protester contre la fin du système d’autopartage  Autolib’. Et ses membres semblent ne pas avoir dit leur dernier mot.

« Qui ne conteste pas acquiesce »

Le collectif reproche notamment un « excès de pouvoir » de la maire PS de Paris Anne Hidalgo envers les communes plus petites ou plus lointaines de l’Ile-de-France. « Paris fait les choses sans nous. C’est inadmissible de ne pas avoir toutes les informations – ou trop tard – sur le sujet », peste Benoît Blot, adjoint à la mairie de Plessis-Robinson (Hauts-de-Seine) et soutien de Philippe Brillault.

Parmi les communes, Arcueil (Val-de-Marne) s’inquiète de la « capacité à agir » de Smovengo alors que l’entreprise « annonce beaucoup ». Bois-Colombes (Hauts-de-Seine) s’interroge sur le bon déroulement des objectifs par Smovengo. « On a payé un lourd tribut, nous les communes de banlieue. On espérait une égalité de traitement entre les villes », tranche Maisons-Alfort (Val-de-Marne).

« Ne rien faire c’est accepter », prévient finalement Philippe Brillault, détachant chaque syllabe en dévisageant ses confrères. Avant de croiser à nouveau le regard de Catherine Baratti-Elbaz : « Nous voterons contre dans tous les cas. On ne peut juste pas accepter ça. » Le collectif envisage donc de déposer un recours au tribunal administratif. Mais pour devancer les deux mois de prise en charge de ce recours, elles comptent aussi demander un référé et se sont entourées de trois cabinets d’avocat.

Une solution transitoire pour l’été

Les Vélib’ résistent tant bien que mal, mais ne sont pas oubliés par les élus mécontents. Rosny-Sous-Bois (Seine-Saint-Denis) regrette ainsi amèrement le retard et l’abandon parfois de la construction de certaines stations, pour un coût souvent flou et très élevé. « Nous allons accompagner les maires », promet de son côté le SAVM.

En attendant de tomber d’accord, les élus ont décidé de faire un geste pour les usagers : du 16 juillet au 31 août, la première demi-heure de Vélib’ mécanique ou électrique est offerte. Le syndicat a annoncé également le remboursement des abonnements de juin, juillet et août.

Le point sur la fusion du Chesnay et Rocquencourt ainsi que sur le dossier autolib’

Retrouvez mon intervention au syndicat Autolib’ du 21 juin 2018