Philippe Brillault
Maire du Chesnay, Conseiller départemental des Yvelines

Le Blog de Philippe Brillault - Part 2

Retrouvez mon intervention au syndicat Autolib’ du 21 juin 2018

Paris se prépare à rouler sans Autolib’

De crise en crise… Quand il ne débat pas des déboires répétés de Vélib’, le Syndicat Autolib’ Vélib’ métropole (SAVM) se penche sur le gouffre financier d’Autolib’. Ce jeudi, à 15 heures, la centaine d’élus siégeant au comité syndical votera pour décider s’il faut résilier le contrat avec le groupe Bolloré qui gère ce service d’autopartage en région parisienne depuis son lancement fin 2011.

Cette résolution surprise ajoutée vendredi dernier suscite beaucoup de réactions. «Nous allons demander à ce que l’examen de cette délibération soit reporté, car nous n’avons pas d’informations sur les conséquences financières de cette résiliation, révèle au Figaro Philippe Brillault, maire LR du Chesnay, qui fèdère une quinzaine de collectivités. Si nous n’obtenons pas gain de cause, nous attaquerons le SAVM devant le tribunal administratif pour obtenir que le Syndicat indemnise les communes pour le préjudice lié à cette résiliation hâtive.» Des salariés d’Autolib’ seront aussi devant la salle jeudi pour manifester leur opposition à cet arrêt. Enfin, une pétition lancée mercredi par un client appelant au maintien de ce service, relayée par Autolib’ auprès des usagers, avait déjà recueilli plus de 14.000  signatures mercredi soir.

Néanmoins, la résiliation devrait être adoptée sans grande difficulté. C’est Anne Hidalgo qui l’a soufflée. La maire de Paris a jugé «abracadabrantesque» les 233 millions d’euros demandés par l’entrepreneur breton au SAVM pour éponger les pertes prévisionnelles jusqu’en 2023. Or la première élue de la capitale dispose de 55 % des voix au comité syndical. Si Hidalgo tranche dans le vif, c’est dans la perspective des municipales de 2020 où elle veut briguer un nouveau mandat. Elle préfère régler le problème aujourd’hui plutôt que le scandale n’éclate en pleine campagne électorale.

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Mais ce vote ne résoudra pas tous les problèmes. Avec la résiliation, s’ouvrira une période pleine d’incertitudes. Par exemple, on ne sait pas quand les clients d’Autolib’ ne pourront plus utiliser les 4000 petites voitures électriques. Juridiquement, le service peut s’interrompre dès la notification de la résiliation, soit vendredi ou lundi. Selon nos informations, les deux parties discutent pour que cet arrêt intervienne un peu plus tard. Mais le répit se compterait plus en jours qu’en mois.

500 emplois menacés

Pour faire passer la pilule, Anne Hidalgo et le SAVM affirment que d’autres acteurs de l’autopartage plutôt en «free floating» prendront la suite d’Autolib’. Mais on voit mal comment ces opérateurs pourraient en quelques mois déployer autant de véhicules qu’Autolib. Et il serait étonnant qu’ils exploitent leur service dans les banlieues où il y a moins de trafic. Ce sont donc les clients qui paieront les pots cassés de ce fiasco.

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Dernière interrogation: que deviendront les 500 collaborateurs qui exploitent Autolib’? Pour les 250 qui sont salariés chez Autolib’, le SAVM et Bolloré se renvoient la balle. L’industriel estime qu’ils doivent être repris par le Syndicat. Le SAVM soutient la thèse contraire. Quant aux 250 autres salariés du groupe Bolloré employés pour gérer Vélib’, c’est à l’entrepreneur breton de régler leur sort. Dans tous les cas, la perspective de licenciements massifs se profile. Un immense gâchis à l’image de la gestion globale de ce dossier.

Autolib’ : le maire du Chesnay refuse la disparition brutale des voitures en libre-service

Philippe Brillault, maire LR du Chesnay (Yvelines), est contre la disparition des Autolib’. Avec d’autres maires, il estime que l’arrêt du service est prématuré et il va réclamer des explications demain jeudi au comité syndical Autolib’. Il demande aussi le soutien des utilisateurs.

Le maire du Chesnay veut garder Autolib'.
Le maire du Chesnay veut garder Autolib’. – Jean Isenmann/Martine Bréson

Le Chesnay, France

Autolib’ c’est fini. Le Syndicat Autolib’ Métropole doit proposer demain jeudi 21 juin 2018 aux 98 communes qui le composent, dont Paris, de résilier le contrat conclu avec le groupe Bolloré pour ce dispositif de voitures électriques en autopartage. Il l’a annoncé vendredi. Mais tout le monde n’est pas d’accord avec cette décision.

Une décision trop brutale selon le maire du Chesnay

Le maire LR du Chesnay (Yvelines) Philippe Brillault fait partie des frondeurs. Il veut garder Autolib’. Il était dans le studio de France Bleu Paris ce mercredi matin. Il a d’abord rappelé qu’Autolib’ « ce n’était pas la ville de Paris mais un syndicat qui regroupe 98 communes en plus de la ville de Paris« .

« Nous sommes minoritaires en voix sur les 1200 voix d’Autolib, Paris est majoritaire mais Paris n’a pas à décider pour le syndicat. C’est ce que nous verrons demain« , dit-il.

Philippe Brillault estime que le système Autolib’ est « un système pertinent ». Il assure qu’il y croit toujours. Les maires ont créé des stations pour accueillir les voitures en libre-service. Au Chesnay, les cinq stations mises en place ont coûté à la ville 300.000 euros. « Le turn over de ces stations est de un et demi par jour, ce service répond bien à un besoin » dit le maire. Il estime que si « la décision de résiliation était nécessaire, elle est prématurée. »

Ce n’est pas à Paris de décider estime le maire du Chesnay

Le maire du Chesnay regrette un manque d’informations de la part des présidents qui se sont succédé à la tête du syndicat Autolib .

Jeudi, le maire compte avec d’autres élus demander de décaler la délibération à la rentrée pour avoir plus d’éléments. « C’est tout de même assez incroyable que tout se passe dans le bureau de madame Hidalgo (maire de Paris). Ce n’est pas le syndicat ! »

Le groupe Bolloré pourrait réclamer aux communes 233 millions d’euros pour le déficit. Le maire du Chesnay indique qu’il n’est pas prêt à contribuer.

Philippe Brillault aimerait que l’ensemble des utilisateurs d’Autolib’ disent « oui les maires, allez-y ! On a besoin de ce système. Donc je dis aux utilisateurs : écrivez moi et soutenez notre démarche, on est là pour vous, on n’est pas là pour nous« .

Philippe Brillault et d’autres maires vont demander des comptes jeudi à la présidence du syndicat Autolib’ et le maire du Chesnay n’écarte pas l’hypothèse d’une action en justice.

Communiqué de presse : Les élus créent un collectif contre l’arrêt brutal d’Autolib

 

 

 

 

Communiqué de presse
Dimanche 17 juin 2018
de Philippe BRILLAULT, Maire du Chesnay (78)
Conseiller départemental des Yvelines
Membre du syndicat Autolib, représentant la commune du Chesnay,
première commune des Yvelines à adhérer au syndicat.

Les élus créent un collectif contre l’arrêt brutal d’Autolib et organisent une conférence de presse.
A la suite de la réunion d’information du 15 juin 2018, à Paris, en mairie du 12e, rassemblant les maires des communes membres d’Autolib
Philippe Brillault déclare :
« C’est dans la précipitation et après une désinformation totale depuis plus d’un an que la présidente du syndicat d’Autolib sous la tutelle de Madame Hidalgo, maire de Paris, annonce un comité exceptionnel,
jeudi 21 juin.
L’ordre du jour principal a pour objet la résiliation de la convention de la DSP avec le groupe Bolloré. Les 98 communes hors Paris, bien que minoritaires en nombre de voix, ne doivent pas subir un diktat absolu
que je dénonce depuis plus d’un an, avec le soutien de plus en plus de collègues.
C’est la raison pour laquelle, comme je l’ai annoncé au cours de la réunion de vendredi dernier, j’ai décidé de créer un collectif. Un grand nombre de maires ou leur représentant a décidé de se regrouper et d’agir. ils sont accompagnés, pour cette mission, de conseils juridiques.
Aussi, nous tiendrons une conférence de presse sur le parvis de la mairie du 12e arrondissement, 130 avenue Daumesnil, le 21 juin prochain à 14h30.

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