Franceinfo a interrogé plusieurs maires pour faire le bilan du grand débat, près de cinq mois après le début du mouvement des « gilets jaunes ».

Le grand débat national, c’est terminé ! Depuis lundi 8 avril, le Premier ministre, Edouard Philippe, rend les conclusions de cette grande consultation auprès des médias, des députés, des sénateurs… Mais qu’en pensent (vraiment) les élus de terrain ? Franceinfo a interrogé plusieurs maires pour faire le bilan du grand débat, près de cinq mois après le début du mouvement des « gilets jaunes ».

« Moi, je pense que dès qu’on peut faire parler le peuple, les habitants, les administrés, c’est une chose importante », estime d’emblée Philippe Brillault, maire LR du Chesnay (Yvelines). Même constat du côté de Cédric Szabo, directeur de l’Association des maires ruraux de France : « C’est une parenthèse sans doute nécessaire qui rejoint cette notion d’apaisement. »

« Une grande opération de communication »

Mais tout le monde n’est pas de cet avis. « De manière évidente, ça a été quand même le grand monologue. La grande opération de communication du président de la République, critique Roger Vicot, maire socialiste de Lomme (Nord). D’ailleurs, dans ma ville, le grand débat s’est résumé à une réunion de 25 militants LREM dans une salle municipale. »

Tous les maires interrogés ont tout de même repéré des préoccupations de leurs administrés. « Le rétablissement de l’ISF, le RIC [référendum d’initiative citoyenne] et le niveau de vie », résume Roger Vicot. Mais une fois terminée la période du grand débat, que va-t-il se passer ? « La difficulté, pour tout le monde, c’est de sortir par le haut de cette épreuve-là », conclut Cédric Szabo.

Un commentaire à “Franceinfo a interrogé plusieurs maires pour faire le bilan du grand débat, près de cinq mois après le début du mouvement des « gilets jaunes ».”

  1. CHEMIN 11 avril 2019 at 10 h 03 min #

    Le droit à l’expression des maires et de la France d’en bas n’ont pas eu suffisamment de place face au monologue et plaidoyer pro-domo du Président.
    Les réponses de l’Enarque sont « à côté  » des questions posées lesquelles touchent à la survie des classes moyennes et inférieures.
    La situation va devenir explosive qui va balayer nos dirigeants nationaux d’opérette.
    J. L. Chemin


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