Autolib’ : le maire du Chesnay refuse la disparition brutale des voitures en libre-service

Philippe Brillault, maire LR du Chesnay (Yvelines), est contre la disparition des Autolib’. Avec d’autres maires, il estime que l’arrêt du service est prématuré et il va réclamer des explications demain jeudi au comité syndical Autolib’. Il demande aussi le soutien des utilisateurs.

Le maire du Chesnay veut garder Autolib'.
Le maire du Chesnay veut garder Autolib’. – Jean Isenmann/Martine Bréson

Le Chesnay, France

Autolib’ c’est fini. Le Syndicat Autolib’ Métropole doit proposer demain jeudi 21 juin 2018 aux 98 communes qui le composent, dont Paris, de résilier le contrat conclu avec le groupe Bolloré pour ce dispositif de voitures électriques en autopartage. Il l’a annoncé vendredi. Mais tout le monde n’est pas d’accord avec cette décision.

Une décision trop brutale selon le maire du Chesnay

Le maire LR du Chesnay (Yvelines) Philippe Brillault fait partie des frondeurs. Il veut garder Autolib’. Il était dans le studio de France Bleu Paris ce mercredi matin. Il a d’abord rappelé qu’Autolib’ « ce n’était pas la ville de Paris mais un syndicat qui regroupe 98 communes en plus de la ville de Paris« .

« Nous sommes minoritaires en voix sur les 1200 voix d’Autolib, Paris est majoritaire mais Paris n’a pas à décider pour le syndicat. C’est ce que nous verrons demain« , dit-il.

Philippe Brillault estime que le système Autolib’ est « un système pertinent ». Il assure qu’il y croit toujours. Les maires ont créé des stations pour accueillir les voitures en libre-service. Au Chesnay, les cinq stations mises en place ont coûté à la ville 300.000 euros. « Le turn over de ces stations est de un et demi par jour, ce service répond bien à un besoin » dit le maire. Il estime que si « la décision de résiliation était nécessaire, elle est prématurée. »

Ce n’est pas à Paris de décider estime le maire du Chesnay

Le maire du Chesnay regrette un manque d’informations de la part des présidents qui se sont succédé à la tête du syndicat Autolib .

Jeudi, le maire compte avec d’autres élus demander de décaler la délibération à la rentrée pour avoir plus d’éléments. « C’est tout de même assez incroyable que tout se passe dans le bureau de madame Hidalgo (maire de Paris). Ce n’est pas le syndicat ! »

Le groupe Bolloré pourrait réclamer aux communes 233 millions d’euros pour le déficit. Le maire du Chesnay indique qu’il n’est pas prêt à contribuer.

Philippe Brillault aimerait que l’ensemble des utilisateurs d’Autolib’ disent « oui les maires, allez-y ! On a besoin de ce système. Donc je dis aux utilisateurs : écrivez moi et soutenez notre démarche, on est là pour vous, on n’est pas là pour nous« .

Philippe Brillault et d’autres maires vont demander des comptes jeudi à la présidence du syndicat Autolib’ et le maire du Chesnay n’écarte pas l’hypothèse d’une action en justice.

Un commentaire à “Autolib’ : le maire du Chesnay refuse la disparition brutale des voitures en libre-service”

  1. VACHETTE François 20 juin 2018 at 11 h 19 min #

    Monsieur le Maire, bien qu’habitant Versailles,je vous soutiens sans réserve concernant la défense du système AUTOLIB.
    Que peut-on faire ?


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