Le Blog de Philippe Brillault
Maire du Chesnay, Conseiller départemental des Yvelines

Le Blog de Philippe Brillault

La fusion entre les Yvelines et les Hauts-de-Seine est en marche (l’écho républicain 6 février 2016)

Malgré la présence de maires sud-yvelinois au Conseil départemental hier, les élus du Département ont validé la première étape vers une fusion des Yvelines avec les Hauts-de-Seine.

Le symbole était fort. Près d’une vingtaine de maires sud-Yvelinois ceints de leur écharpe tricolore ont pris place dans l’espace réservé au public, hier matin, lors de la séance qui s’est tenue à l’Hôtel du Département, à Versailles. Mais il n’a pas permis d’infléchir la détermination du président (Les Républicains) du Conseil départemental des Yvelines, Pierre Bédier.

Malgré les votes contre de la conseillère départementale (LR-PCD) de Rambouillet, Christine Boutin, du conseiller (LR) de Maurepas, Yves Vandewalle, et de celui du conseiller et maire du Chesnay, Philippe Brillault, les trente-neuf autres élus départementaux (dont Georges Bénizé qui s’est présenté aux élections départementales avec Christine Boutin) ont validé la création d’un établissement public de coopération interdépartement. Une création qui conduira, in fine a confirmé le rapporteur du texte, à la fusion des départements des Yvelines et des Hauts-de-Seine.

Ce vote est intervenu après une réunion de groupe vraisemblablement agitée puisque les portes de la salle des délibérations ont été ouvertes au public avec plus d’un quart d’heure de retard alors que la ponctualité est de mise habituellement en ces lieux.

Avant que le débat ne soit ouvert le président s’est lancé dans une longue intervention. Il a invité les élus « à ne pas succomber à la peur », « infantilisant » selon lui. Il a aussi fait « amende honorable » en concèdent que « ma communication n’a pas été bonne. J’ai insuffisamment communiqué. Je vais essayer de corriger cette faute ». À suivi un long plaidoyer qui a visé à faire la démonstration que « si nous voulons conserver la maîtrise de notre destin » face à la constitution du Grand Paris, les Yvelines n’avaient d’autre choix que de se rapprocher des Hauts-de-Seine.

PrudencePierre Bédier a aussi souligné que le vote qui allait suivre ne visait pas à valider une fusion mais à mettre en place une structure juridique commune. Une prudence, a-t-il reconnu, quand aux desseins à venir que ne partage pas le président (LR) des Hauts-de-Seine, Philippe Devedjian, ce dernier parlant ouvertement de fusion.

Le président s’est adressé aux maires sud-yvelinois présents dans la salle. Il les a mis engarde contre la tentation d’opposer le secteur rural à celui urbain : « Ce serait une erreur mortifère ». Et de se gausser : « Notre objectif n’est pas de transférer La Défense sur l’hippodrome de Rambouillet. »

Enfin, Pierre Bédier a écarté la proposition de Christine Boutin d’organiser une consultation des Yvelinois grâce à l’organisation d’un référendum ( voir nos éditions du 29 janvier, de mercredi et d’hier). « Nous n’avons pas se pouvoir sur les maires. Seul le préfet l’a. »

Et la messe a été dite.

Ariel Schwarz

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Divergence

Georges Bénizé. Si la conseillère (LR-PCD) départemental de Rambouillet, Christine Boutin, et celui de Maurepas, Yves Vandewalle (LR), ont été au bout de leurs convictions en votant contre la création d’un établissement public de coopération interdépartemental qui doit conduire, à terme, à la fusion des départements des Yvelines et des Hauts-de-Seine, ils ont été bien seuls. Ils n’ont pu compter que sur le soutien du conseiller département (LR) et maire du Chesnay, Philippe Brillaut. En revanche, l’ancienne ministre n’a pas obtenu le soutien de celui avec lequel elle formait un duo lors des élections départementales : Georges Bénizé. Cette défection n’a pas échappé aux maires du sud-Yvelines qui ont assisté à la séance. L’un d’entre eux a signalé son amertume à Christine Boutin, en déplorant ce manque de solidarité. Un autre a surenchéri en annonçant « nous saurons lui faire savoir ».

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Les agents départementaux inquiets

La possible future fusion entre les Conseils départementaux des Yvelines et des Hauts-de-Seine inquiète les agents du Département des Yvelines. Le syndicat CGT des agents de la collectivité territoriale l’a fait savoir hier. Dans un document distribué à l’entrée de l’Hôtel du Département, à Versailles, ils estimaient « les ambitions politiques ne doivent pas prendre le pas sur le sens du service public ». Et de défendre : « Une telle fusion ne doit pas se mettre en œuvre sans prendre en compte les agents et leurs représentants. » Ces craintes le président (LR) de l’assemblée départementale, Pierre Bédier, a confirmé qu’elles étaient fondées : « L’un des objectifs que nous recherchons est de baisser les charges pour réduire le coût du service public. » Dessein qui passe par une réduction « du nombre d’agents. »é

Encore un pas vers la fusion avec les Hauts-de-Seine (Le parisien / 78)

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Fusion départements Yvelines / Hauts-de-Seine, assemblée du vendredi 5 février 2016, Conseil Départemental des Yvelines.

EXTRAITS …





FISCALITÉ 2016 DU DÉPARTEMENT DES YVELINES : UNE HAUSSE INÉVITABLE, MAIS UN TAUX EXCESSIF

Communiqué de Philippe BRILLAULT et Sylvie d.ESTEVE, Conseillers départementaux des Yvelines – Canton du Chesnay

Nous n’avons pas partagé la décision de la majorité du Conseil départemental des Yvelines quant à l’importance de l’augmentation du taux qui portait d’une part sur l’obligation de compenser le désengagement de l’Etat et d’autre part sur un choix du département d’investissements importants dès 2016.

Par solidarité avec le groupe, nous n’avons pas voté contre l’adoption du budget, mais nous sommes abstenus. Par contre, nous avons voté contre l’augmentation de 66% du taux sur la Taxe Foncière et son incidence sur les entreprises.

L’opération est simple : – 40 millions de Dotation de l’Etat (Dotation Globale de Fonctionnement), 8 millions de RSA, soit un manque de recettes de près de 50 millions €. Ce manque de recettes représente l’équivalent de 30% d’augmentation d’impôts.
Le différentiel avec 66% est le choix de la majorité de lever des fonds pour investir et préparer le déficit aggravé prévu pour 2017.

Nous faisons partie de ceux qui pensent que, comme pour les communes et les intercommunalités, 2016 doit être une année d’économies en attendant un changement radical en 2017.

Hausse de 66 % de la taxe foncière dans les Yvelines : c’est voté !

Le budget du conseil départemental des Yvelines, qui s’élève pour 2016 à 1,6 Md€, a été voté, ce vendredi, à la quasi-unanimité. Seuls deux conseillers (sur 42), Philippe Brillault et Sylvie d’Esteve, élus (LR) sur le canton du Chesnay, n’ont pas validé les choix financiers du département pour cette année, qui entérinent notamment la hausse de 66 % du taux de la taxe foncière sur les propriétés bâties, passé de 7,58 % à 12,58 %.

Ce qui chagrine surtout le maire du Chesnay, c’est que l’assemblée a retoqué son amendement. Philippe Brillault réclamait le maintien de l’aide de 5,50 € par jour et par enfant aux crèches, supprimée pour réaliser une économie de 8,3 M€. Il préconisait d’arrêter à la place de distribuer des tablettes numériques aux collégiens.

Laurent Richard, le rapporteur (UDI) du budget, a rappelé que « la taxe foncière est le seul impôt dont le département maîtrise le taux ». Pour lui, sa hausse est « nécessaire pour soutenir le développement du département ». Quelques voix dissonantes se sont quand même élevées dans ce conseil sans opposition. « Cette hausse est un vrai coup de massue pour le contribuable, a commenté Yves Vandewalle (LR), élu sur le canton de Maurepas. Nous aurions pu faire des économies sur l’aide au logement ou sur la coopération décentralisée, qui n’est pas une compétence du département. » « C’est un taux violent qui va être difficilement compréhensible par les citoyens », a fait également remarquer Claire Chagnaud-Forain, conseillère départementale (UDI) de Versailles.

125 € par propriété en moyenneCette hausse, qui représente 125 € en moyenne par propriété, n’empêche cependant pas les Yvelines d’avoir la taxe foncière la moins élevée de tous les départements de la grande couronne parisienne. « Les Yvelines sont bien gérées avec un encours de dette de 555 € par habitant » a insisté Laurent Richard.

Evoquant « un budget de combat », Pierre Bédier, le président (LR) des Yvelines a fustigé, une fois de plus, la baisse des dotations de l’Etat (de 38 M€ entre 2015 et 2016), et la hausse de 6 M€ de la somme qu’il va devoir verser aux départements les moins riches (41 M€ au total). « Ce dispositif est une prime au vice et une punition à la vertu », a-t-il pesté. Avant de s’engager à baisser à nouveau les impôts, « en cas de reprise économique ou de changement de la politique de l’Etat sur les dotations ».

Le Parisien du 22 janvier 2016

Conseil départemental des Yvelines : vote du budget

Aujourd’hui le conseil départemental se réunissait pour voter le budget 2016.
J’ai proposé un amendement concernant le financement d’aide à la petite enfance.

Amendement malheureusement rejeté avec 4 voix POUR et une abstention.

Pour son dernier meeting, Pécresse tente l’uppercut (Libération du 10/12)

La tête de liste de la droite et du centre, qui dit aimer s’entraîner à la boxe, a surtout cogné sur Bartolone.

Le début a été un peu laborieux, avec la sono mal réglée, la musique absente et Thierry Solère, député des Hauts-de-Seine, qui «meublait». Heureusement, Valérie Pécresse, tête de liste LR-UDI-Modem-PCD a fini par arriver dans cette grande salle d’Issy-les-Moulineaux avec André Santini, puissance invitante et, enfin, on a eu les drapeaux, les boum-boums de la musique, les drapeaux et les «Valérie!», «Valérie !». On commençait à s’inquiéter.

Fidèle à ses facilités oratoires, André Santini ouvre la séance en dénonçant «le goût âpre» de l’extrême droite qui «vaporise des parfums de respectabilité». «Même avec un tutu, des joues rebondies et roses, l’extrême droite reste l’extrême droite», lâche le maire qui fait brièvement applaudir Nicolas Sarkozy. Il est vrai qu’avec 18% des voix, le Front national a siphonné pas mal de voix à droite. Contrairement au FN et ses fausses joues, Valérie, elle, a, dit-il, «un nouveau visage jeune, féminin, rayonnant». Un compliment à la Santini.

Après Roger Karoutchi, sénateur des Hauts-de-Seine, arrive Philippe Brillault, maire du Chesnay (Yvelines) et surtout, transfuge de Debout la France. Précieuse conquête quand il faut aller chercher des voix à la droite de la droite. D’autant que Valérie Pécresse a gagné-là un comique. Brillault sort de sa poche un «carton Rouge pour M. Huchon !», idée dont il a l’air très fier, et encore mieux, un sifflet ! Tuuuut-tuuut… On ne peut pas dire que la salle exulte mais c’est bien tenté.

«Gabegie totale»

Edouard Balladur ou Nathalie Kosciusko-Morizet et même Christine Boutin ont beau être au premier rang, sur scène, c’est le défilé obligatoire des colistiers, pas toujours très doués pour soutenir l’ambiance, même si l’un d’entre eux parvient à faire huer «le tandem Cazeneuve-Taubira». Défilent une candidate qui défend les familles, une autre les entreprises et un colistier ami des chasseurs. Car on chasse en Seine-et-Marne. On vote aussi FN. Mais tout ça n’excite guère le public.

André Santini avait parlé essentiellement d’Issy-les-Moulineaux. Patrick Devedjian, président du conseil départemental des Hauts-de-Seine, revient sur ses marottes à lui, dont «le système immoral de la péréquation» de Claude Bartolone, «la gabegie totale sur le dos des Franciliens» et, évidemment, «la gestion utile et efficace de l’action publique» qui est forcément celle de son département.

Finalement, le seul qui ne parle que de la campagne, c’est Geoffroy Didier, son porte-parole, avec cette touche trash qui le distingue. «Qui est vraiment Claude Bartolone ?» demande-t-il. Réponse : «Celui qui a ruiné la Seine-Saint-Denis […] Celui qui se dit le prolo, dit qu’il vient du peuple mais qui est en fait la gauche des milliardaires ! C’est le petit télégraphiste de Bernard Tapie, c’est cette gauche des lambris, des pavillons de chasse en Sologne !».

Dans son rôle d’agit-prop, il rompt avec ce qui revient en boucle dans les discours des uns et des autres, à savoir «l’attelage curieux de ceux qui ont géré ensemble et refusent d’assumer le bilan» comme dit Jean-Christophe Lagarde, président de l’UDI. Manifestement, même si les élus des trois formations de la gauche ont travaillé pendant six ans ensemble, répéter qu’ils se «détestent» fait partie des éléments de langage.

Bartolone, «l’ami de tous les riches»

Arrive enfin la candidate. Au bout de quatre phrases, problème de sono. Valérie Pécresse pousse la voix avec une seule cible pour ces derniers mètres, Claude Bartolone. «J’ai en face de moi le candidat de l’esquive, le spécialiste des faux fuyants qui veut porter haut devant et qui mord les mollets derrière». Elle poursuit : «Jusqu’au bout, mon adversaire aura refusé à une confrontation projet contre projet», bien que leur débat ait été diffusé sur iTélé et Europe 1 trois heures plus tôt. Elle dénonce la «République des petits arrangements entre amis» mais zappe au micro «le parrain de la Seine-Saint-Denis» qui se trouvait dans le texte de son discours.

Pas grave car il en reste. Bartolone, c’est «celui qui a refusé de voter la loi anti-burqa», qui «baisse la tête, toujours un peu plus bas devant tous les communautarismes» et «l’ami de tous les riches», balance-t-elle.

Elle revient aussi sur le thème qu’elle a choisi de marteler en cette fin de campagne : la sécurité. Avec un ajout de dernière minute : «La fin des logements sociaux financés par la région pour tous les locataires qui ont été condamnés par la justice pour motif grave.»

Pour conclure, la voilà qui reprend l’une des techniques oratoires favorites de Nicolas Sarkozy : le rapprochement forcé de figures historiques antagonistes. Valérie Pécresse «n’oppose pas l’héritage culturel légué par Louis XIV et le sacrifice des soldats de l’an II». «Ma France, mon Ile-de-France, poursuit-elle, c’est tout autant Jeanne d’Arc blessée pour avoir tenté de reprendre Paris aux Anglais que celle de Jean Jaurès assassiné au café du Croissant», hasarde-t-elle. Au cas où il y ait quelques voix à glaner chez les abstentionnistes de gauche…

Sibylle Vincendon

Liberation

Meeting de Valérie Pecresse : 2e tour des régionales 2015

POURQUOI JE VOUS INVITE DES LE 6 DECEMBRE, 1er TOUR, A VOTER VALERIE PECRESSE ?

Non Monsieur DELEVOYE, pas un nouveau mandat !

 

Mardi 1er décembre 2015 le Conseil Economique, Social et Environnemental doit élire son nouveau président. Comment Monsieur Jean-Paul DELEVOYE peut-il prétendre à un nouveau mandat ?

L’homme qui a refusé les 700.00 pétitions citoyennes, possibilité offerte au peuple Français par la révision de la Constitution. Il s’agissait là d’une grande première.

Le recours au Tribunal administratif, que j’ai fait, en tant que mandataire de ces 700.000 personnes, a donné raison à ces 700.000 Français. Le Président DELEVOYE a été condamné : la pétition était bien valable. Nous avons même reçu un chèque d’indemnisation partielle pour nos avocats de 1500 euros. J’ai décidé de faire appel, car le Tribunal administratif, en ayant validé la pétition, n’a pas validé l’injonction, c’est-à-dire, l’obligation pour le Conseil économique, social et environnemental, de réaliser le travail sollicité par la pétition et de pouvoir apprécier l’impact d’une nouvelle loi sur la famille.

Avec le recul, la pertinence de cette étude est évidente.

Non, Monsieur DELEVOYE, vous ne méritez pas un nouveau mandat, au moment où le Conseil Economique et Social pouvait convaincre les Français de sa pertinence, comme recours éventuel des deux chambres constitutionnelles que sont l’Assemblée nationale et le Sénat.

En condamnant le CESE, vous vous êtes vous-même condamné. Vous aviez sollicité l’avis du Premier ministre, à l’époque Monsieur AYRAULT, pour savoir ce que vous deviez faire. Après votre condamnation, vous avez sollicité à nouveau le Premier ministre, Monsieur VALLS, qui a dû faire un mémoire complétif pour appuyer votre mémoire en défense, dans le cadre de l’appel pour l’injonction. Les Français trouveront d’ailleurs le texte adressé par le Premier ministre, en inédit.

Nous attendons dans quelques semaines l’audiencement de l’Appel pour l’injonction.

Merci aux 232 conseillers du CESE de prendre leurs responsabilités pour changer de Président en attendant de supprimer le CESE, une dépense inutile pour un résultat inexistant.