Philippe Brillault
Maire du Chesnay, Conseiller départemental des Yvelines

Le Blog de Philippe Brillault

Franceinfo a interrogé plusieurs maires pour faire le bilan du grand débat, près de cinq mois après le début du mouvement des « gilets jaunes ».

Le grand débat national, c’est terminé ! Depuis lundi 8 avril, le Premier ministre, Edouard Philippe, rend les conclusions de cette grande consultation auprès des médias, des députés, des sénateurs… Mais qu’en pensent (vraiment) les élus de terrain ? Franceinfo a interrogé plusieurs maires pour faire le bilan du grand débat, près de cinq mois après le début du mouvement des « gilets jaunes ».

« Moi, je pense que dès qu’on peut faire parler le peuple, les habitants, les administrés, c’est une chose importante », estime d’emblée Philippe Brillault, maire LR du Chesnay (Yvelines). Même constat du côté de Cédric Szabo, directeur de l’Association des maires ruraux de France : « C’est une parenthèse sans doute nécessaire qui rejoint cette notion d’apaisement. »

« Une grande opération de communication »

Mais tout le monde n’est pas de cet avis. « De manière évidente, ça a été quand même le grand monologue. La grande opération de communication du président de la République, critique Roger Vicot, maire socialiste de Lomme (Nord). D’ailleurs, dans ma ville, le grand débat s’est résumé à une réunion de 25 militants LREM dans une salle municipale. »

Tous les maires interrogés ont tout de même repéré des préoccupations de leurs administrés. « Le rétablissement de l’ISF, le RIC [référendum d’initiative citoyenne] et le niveau de vie », résume Roger Vicot. Mais une fois terminée la période du grand débat, que va-t-il se passer ? « La difficulté, pour tout le monde, c’est de sortir par le haut de cette épreuve-là », conclut Cédric Szabo.

Journée mondiale de sensibilisation à l’autisme

A l’occasion de la journée mondiale de sensibilisation à l’#autisme , J’assiste à une présentation des dispositifs d’intervention précoce en présence de @s_cluzel et @AdrienTaquet au centre hospitalier de @versailles

Hommage à André Damien ancien Maire de Versailles

André Damien, maire de Versailles de 1977 à 1995, s’est éteint le mardi 5 mars à l’âge de 89 ans. Une cérémonie religieuse s’est déroulée ce matin en la cathédrale Saint-Louis de Versailles.

Très belle omélie de Monseigneur Eric aumônier

FRANCE 3 : Le Chesnay-Rocquencourt

Le Chesnay-Rocquencourt : C’est fait

Intervention de Philippe Brillault sur la hausse et la suppression de la taxe d’habitation.

FIN D’AUTOLIB’ : QUEL AVENIR ?

Autolib’ et après ?

Les usagers d’Autolib’ regrettent la fin du service

C’est le dernier jour pour utiliser une voiture Autolib’ en Île-de-France. Mardi 31 juillet, le service prendra fin après sept ans d’existence et près de 150 000 abonnés. La décision avait été annoncée fin juin par le groupe Bolloré, gestionnaire d’Autolib’. La dette du service s’élève à plus de 293 millions d’euros.

Tout au long du mois de juillet, la qualité du service s’est dégradée : les voitures électriques partagées étaient à l’arrêt dans beaucoup d’arrondissements parisiens et de communes franciliennes, en raison de la résiliation du contrat entre le syndicat mixte et le groupe Bolloré.

« Ma femme s’en servait tous les jours et moi le week-end pour rentrer avec les copains ou pour partir en soirée. Quand on allait en banlieue, c’était hyper pratique », témoigne Samuel, qui vit dans le quartier de Ménilmontant. Face à lui : une ancienne station avec des bornes de recharge électrique taggées et des câbles arrachés. « On sortait de la maison, il y avait une voiture à disposition et on pouvait rentrer d’une autre façon parce qu’on n’a plus envie ou on a bu ».

Aucune alternative satisfaisante

Pour Samuel, la fin d’Autolib’ signifie la nécessité de trouver d’autres moyens de déplacement. « On a acheté des vélos et on prend les transports en commun : on galère en RER, entassés avec les grèves », peste ce Parisien.

Agnès est caviste. Depuis sept ans, elle utilisait le service de voitures partagées pour approvisionner sa boutique. « Il n’y a rien pour remplacer Autolib’. Ça remet en cause mon fonctionnement économique. Autolib’ me permettait de ne pas faire trop de frais en mode de transports et du coup de ne pas surévaluer mes coûts », confie la commerçante.

C’est dommage que personne n’ait pu reprendre la gestion de ces Autolib’. Même abîmées ou cabossées, elles fonctionnaientAgnès, utilisatrice d’Autolib’à franceinfo

Plusieurs opérateurs sont sur les rangs pour reprendre le service. Mais rien n’est opérationnel pour le moment. Alors, une vingtaine de communes de la petite et grande couronne réfléchissent au retour d’Autolib’. « Le groupe Bolloré a plus de 3 000 voitures sur un parking. Il a des villes qui ont des stations. Il a un dispositif qui fonctionne bien », estime Philippe Brillault, le maire du Chesnay. « Et nous, on a les stationnements et les autorisations de voirie pour faire ce qu’on veut. Donc on voit qu’on est capable de ceinturer tout Paris avec ces voitures. On considère que cela fonctionne très bien, il n’y a aucune raison de lâcher prise », tranche l’élu.

Le collectif de maires attend une réponse du groupe Bolloré à la fin août. Deux recours en justice ont également été déposés.

Demain, l’Autolib’, c’est fini. Thibault Lefèvre a recueilli la réaction des usagers parisiens.

Mon intervention au comité Autolib’ du 11 juillet 2018